Etrangement ce hall est vide, il est peu avant minuit, les lumières sont baissées par pudeur - peut-être par économie. Une jeune femme fort apprêtée nous parle dans le fameux anglais de Vera Cruz, un homme est là, à ses côté, il opine. Une deuxième équipe s'empare des bagages, et charge ce charriot très chic, à portique, que je vois parfois à Montparnasse. Voila qu'on emprunte un ascenseur d'apparat - puis qu'on nous indiquera par la suite qu'il est préférable d'en utiliser d'autres, qui me feront également penser à Montparnasse. Je remarque des petites vasques en métal brillant, de part et d'autres de la porte. Michaël les voit aussi ; ils sont remplis de sable fin, lissé en cake bombé comme on dit chez L'Oréal cosmetique à propos des blush, et ils sont marqués de l'emblème de l'hôtel comme d'autres impriment leur pied sur le sable de Zipolite.
Demain, je prendrai un photo, de Michaël regardant dans le hall, sous la lumière filtrée de la verrière, pensant comme moi qu'il était vraiment préférable que nous soyons là.


